Sur un forum, Bruno, intervenant régulier de ce forum, réagit sur la nécessité de se former à FileMaker, en particulier sur les liens.
« Le développement d’une base de données relationnelle ne peut se faire qu’avec une maîtrise parfaite des liens. Une formation (ou pour le moins une profonde information est nécessaire).
2 choix possibles donc :
- la littérature plus simple moins coûteux, mais personne pour expliquer ce que vous n’avez pas compris et certainement plus rébarbatif ;
- le stage, plus coûteux (sauf s’il est pris en charge par un organisme dans le cadre du travail) mais certainement vous rendra opérationnel plus rapidement. »
Je ne sais pas pourquoi mais sa réponse, intéressante, m’a brusquement donné envie, toute affaire cessante, de vous partager quelques réflexions ce samedi…
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Les outils de formation sont un vaste débat. Cela fait 20 ans et plus que je m’y passionne
Il y a quelques années, j’avais d’ailleurs lancé un sondage : « Comment apprennez-vous FileMaker ». Nous posons régulièrement la question aux lecteurs de nos ouvrages.
La difficulté est que ce qui convient à l’un n’est pas forcément la solution pour l’autre. Il y a le rédactionnel d’un tutorial, la personnalité d’un formateur, les pédagogies employées,… mais aussi la personnalité, la situation de départ, les objectifs,… de l’apprenant.
Il y a des tutoriaux qui ne valent rien. Ce sont parfois même une mauvaise copie de l’aide intégrée. À ce propos, il ne faut pas négliger l’aide intégrée dans FileMaker (menu « Aide… »). Personnellement, j’aime bien la faire découvrir à l’occasion d’un stage, car après tout, vous l’avez acheté avec FileMaker… Mais si elle est très pratique pour comprendre une fonction de calcul, elle ne peut pas expliquer la philosophie des liens,…
Il y a aussi des tutoriaux qui se veulent riches et essayent de ne pas être rébarbatifs. C’est ce que nous essayons de faire par exemple avec nos fiches Astuces FileMaker. Et si j’en crois ceux qui s’y sont réabonnés pour une seconde année, on a globalement réussi…
Quand aux stages, il y en a aussi des bons et moins bons, en fonction de ce que l’on veut. Ici aussi, ce qui convient à Pierre ne convient pas forcément à Jacques. Sauf nécessité, évitez les stages du genre 4 jours de suite. C’est plutôt du bourrage de crâne. Il faut espacer au moins de 3 ou 4 jours chaque séance et se donner une chance de travailler, revoir, essayer, revenir avec d’autres questions,…
« Apprendre FileMaker » ne veut pas dire grand chose. J’ai personnellement organisé des formations d’une seule journée et des formations sous la forme d’une série de 12 jours. On voit l’amplitude des besoins et réponses…
D’après ma petite expérience, il ne faut rien s’interdire, et la meilleure réponse est souvent un mixte de tout cela.
Une approche possible, c’est par exemple de commencer par un tuto (comme nos cahiers sur les liens FileMaker), puis prévoir 1 ou 2 jours de stage (pour approfondir certes, mais surtout pour travailler directement son besoin, son sujet,… avec en prime l’oeil neuf de l’intervenant), et le poursuivre par du coaching à distance par petites périodes d’une heure par exemple. Car c’est au moment où l’on a une question, qu’on veut une réponse… On peut y ajouter des petits tutos sur un sujet précis, juste quand le besoin est là,… On peut aussi poser des questions sur un forum (mais la formation initiale permettra de poser de façon claire sa question, et de tirer le meilleur des réponses).
Ce n’est évidemment qu’une illustration de l’idée de mixage. On peut prévoir autre chose, un autre ordre,…
Voir par exemple notre ebook gratuit sur la « Formation FileMaker multicanal« ..
L’important, me semble t-il, est que FileMaker ne s’apprend pas comme Word par exemple. J’ai été pendant des années formateur sur Word (et même formateur de formateurs). On apprend l’outil pour saisir le texte, des menus et quelques concepts pour le mettre en page (feuilles de styles,…), voire l’organisation automatique du formatage de paragraphes… Mais on n’y apprend pas le rédactionnel, le concept « thèse, antithèse, synthèse »,… ou même seulement l’orthographe même si l’on apprend à utiliser le correcteur orthographique intégré !
Pour FileMaker, il faut aussi apprendre des menus, des commandes, l’interface,… Mais cela ne suffit pas ! Il faut en comprendre la philosophie, les principes d’une base de données relationnelles,… et surtout, il faut découvrir et se donner les moyens de mettre tout cela au service de ce que l’on veut gérer. Or, on ne gère pas ses projets comme le voisin gère les siens…
Si l’on cherche juste à bâtir une simple liste de prospects (nom, téléphone), autant le faire sous Bento ou dans un tableur. Si on prend FileMaker, c’est pour aller plus loin et avoir un outil puissant personnalisé.
C’est là où on a le plus besoin d’un formateur ou d’un coach : poser la bonne structure, celle qui répond au besoin du moment sans empêcher les évolutions inévitables. Celle qui sera plus solide, plus rapide, plus sécuritaire,…
Tout cela peut sembler très théorique. Mais j’ai trop vu les difficultés de ceux et celles qui n’en n’ont pas tenu compte.
Pour certains, FileMaker est un jouet. Et tant pis s’il permet de gérer entièrement une TPE ou une PME par exemple. Pour d’autres, il est trop compliqué (car ils rêvent de faire en deux heures la huitième merveille du monde). Il n’est ni l’un ni l’autre. mais il faut l’apprivoiser pour en profiter.
Désolé pour ce long discours, mais j’avais brusquement envie de partager mes réflexions. Si certains veulent continuer en ce sens, je suis preneur… Cliquez sur « commentaire » en bas de cet article… ou envoyez-moi un courriel via le formulaire de contact de ce blog.
Cordialement
Michel Lansard
